lundi 6 juillet 2009

Les grandes affaires criminelles de la Vienne

Depuis novembre 2006, je signe une chronique judiciaire dans l'édition de la Vienne de la Nouvelle République du Centre-Ouest intitulée : Les Crimes du Lundi.

Tous les lundis, une grande affaire criminelle ayant défrayé la chronique au XIXème ou au XXème siècle dans le département de la Vienne, est ainsi relatée. Pour cela, plus de 160 affaires ont été dépouillées et plus d'une cinquantaine d'entre-elles déjà publiées.

L'aboutissement de ce travail de recherche est la sortie d'un livre publié chez Geste éditions dans lequel 13 des plus grandes affaires sont relatées d'une manière plus complète.

Pour consulter le sommaire du livre et lire quelques extraits, cliquez ici : Le livre

Je dirige également la collection des grandes affaires criminelles chez Geste éditions. D'autres ouvrages sur la Corrèze, la Charente-Maritime, la Touraine et les Deux-Sèvres sont parus. Pour les consulter, cliquez ici : La collection

Ce blog est donc créé pour permettre aux lecteurs de retrouver les histoires déjà parues dans la Nouvelle République, pour échanger des informations et pourquoi pas avoir des avis sur le contenu du livre. Bonne lecture...

Depuis février 2008, une nouvelle chronique judiciaire existe également dans la Nouvelle République pour le département de l'Indre. Pour consulter les articles parus, cliquez ici : Affaires criminelles en Berry.


jeudi 26 février 2009

Broyer du noir

Il y a toute sorte de façon d'évoquer les affaires criminelles. Et quand l'histoire se mélange à la fiction, cela abouti forcément au polar. En mars 2009, Patrick Amand troque ses crayons pour la plume. Le décor : Poitiers, le Clain, la découverte d'un corps, une enquête qui débute...

Le livre sort chez Geste éditions en mars 2009 dans la collection Le gestenoir.

Présentation de l'auteur : A force de lire Fajardie, Daeninckx et autre Amila, ce qui devait arriver, arriva : commettre un polar ! Après l’écriture, le temps de la lecture et du partage est venu. C’est ce que propose Patrick Amand à travers L'affaire du noyé de Poitiers qui démarre dans sa ville natale, Poitiers. La passion de l’Histoire rattrape vite l’envie d’écrire : le polar, loin d’être un art mineur, permet d’allier ces deux centres d’intérêt et devient un moyen d’expression privilégié. Il habite Saint Cyr, dans la Vienne.

vendredi 6 février 2009

Mis et Thiennot à l'écran

Avant sa diffusion sur France 3 demain soir, le docu-fiction "Présumé Coupable" retraçant les faits de l'affaire Mis et Thiennot passera ce soir en avant première à l'Apollo de Châteauroux (20h45).

Un débat avec notamment le réalisateur du film suivra cette projection.

samedi 17 janvier 2009

Conférence


Samedi 24 janvier, je donne une conférence sur l'histoire de la justice à travers les grandes affaires criminelles de la Vienne.

RDV à l'auditorium de l'abbaye de Saint-Savin à 20h

jeudi 18 décembre 2008

Dédicaces et radio


Si vous souhaitez me rencontrer, je serai en séance de dédicaces le 20 décembre au centre culturel Leclerc, Châteauroux (14h à 17h30) et en interview sur France Bleu Berry à 11h

Le 22/12 : Ce n'est pas toujours un exercice facile que d'essayer de vendre son travail au milieu d'une foule en quête de cadeaux de Noël... Cependant, que de rencontres intéressantes !!! Merci aux personnes avec qui j'ai pu partager mon travail.

vendredi 21 novembre 2008

Salon du Livre de Châteauroux


Cette année, retour aux sources... Je participe à mon 1er Salon du Livre, celui de Châteauroux qui se tient les 29 et 30 novembre prochain. Je présenterai, avec Jean-Paul Thibault, avocat au Barreau de Châteauroux et défenseur-militant pour la révision du procès de Mis et Thiennot, le livre sur les Grandes Affaires criminelles de l'Indre (Geste éditions). Je remercie les organisateurs de leur invitation.

Je remercie sincèrement les organisateurs pour leur confiance et la logistique parfaite.

Pour plus d'informations sur la Salon, c'est ici => Salon du Livre de Châteauroux

mercredi 5 novembre 2008

Nouvelle publication

Nouveauté... Après avoir traité des Grandes Affaires criminelles de la Vienne, je reviens sur celle de mon département d'origine, le département de l'Indre.

15 affaires allant des années 1880 à 1933 sont relatées de la découverte du crime au procès voire à l'exécution des coupables...

Voici le résumé de la maison d'édition :

Voici les 15 affaires criminelles les plus célèbres qui ont marqué l’histoire du département de l’Indre, entre 1811 et 1949. Mis et Thiennot n’est pas en reste car le préfacier de cet ouvrage n’est autre que l’un de leur avocat : Jean-Paul Thibault. L’ensemble des affaires criminelles sont illustrées des photographies ou des dessins de journalistes réalisés lors du procès ou durant l’instruction. Jamais ce département n’avait eu son recueil d’affaires criminelles, c’est aujourd’hui chose faite. Vincent Olivier sait de quoi il parle, c’est l’auteur de la chronique « les Grandes affaires crimine» de La Nouvelle République du Centre Ouest de l’Indre. Son écriture enlevée et pleine de suspense redonne toute sa dimension à ces 15 affaires souvent perpétrées de sang froid...
Et le lien : ici

Un chagrin d'amour de porcelainier

Le 30 juillet 1932, est célébré à Châteauroux le mariage de Raymond Blin, 25 ans, auxiliaire des P.T.T, avec Germaine Giraudon, jolie brunette de 32 ans. Dans cette liesse générale, un homme rôde, observe encore un peu plus les moindres mouvements de la mariée. Il est agité. Il s’agit de Marcel Carré, porcelainier à l’usine Chaput de Villedieu-sur-Indre et ancien ami de Germaine. Avant d’épouser Raymond Blin, Germaine a vécu pendant huit ans avec Marcel. Le couple habitait alors à Celon, près de Villedieu-sur-Indre.

A l’époque, la conduite de Germaine était loin d’être exemplaire. Elle partait tous les week-ends à Châteauroux et revenait en début de semaine avec de l’argent. Comme Marcel profitait de ce pécule issu de la prostitution de sa concubine, il n’a jamais trop rien dit. C’est justement au cours d’une de ses sorties que Germaine a rencontré son nouveau mari. Le 10 juillet 1932, elle quitte Marcel et part s’installer au domicile de Raymond et de sa sœur, Marguerite Lory, 56 rue Nationale à Châteauroux. De son côté, Marcel semble se faire à cet abandon. Il n’émet qu’une seule condition, que son ancienne amie lui envoie de temps en temps une lettre pour lui remonter le moral. Les semaines passent et Marcel ne reçoit rien. Cela le met hors de lui. Le porcelainier se met alors à écrire de nombreuses lettres de menaces.

Le 31 août, un accident de machine immobilise la fabrique de porcelaine Chaput. Marcel est libéré. Il tourne en rond. Ses idées de vengeance ne le quittent plus. Le porcelainier, décidé à en finir, prend sa bicyclette, part pour Châteauroux où il arrive au début de l’après-midi. Dans sa poche, il a son couteau, outil de porcelainier. Ce 31 août 1932, vers 15h, Germaine, accompagnée de sa belle-sœur, Marguerite Lory, quitte la rue Nationale pour se rendre chez une parente, route de La Châtre. Lorsque les deux femmes arrivent au carrefour de la route de La Châtre, elles aperçoivent Marcel qui les suit. Marcel se rapproche brusquement des deux femmes. « Allez-vous-en ! Laissez nous tranquilles ! », lance Marguerite à Marcel. « Ce que j’ai ne vous regarde pas », répond le porcelainier. Aussitôt, Marcel lâche sa bicyclette, s’arme de son couteau et d’un geste rapide et sauvage se met à frapper Germaine à la gorge, au cœur, au ventre. La malheureuse s’écroule sur la chaussée. Toujours en vie, Germaine se relève difficilement. Elle tente de s’enfuir. Elle est rattrapée par son ancien amant qui s’acharne sur elle. Un bruit sourd résonne dans la rue, puis plus rien. Le manche du couteau de l’assassin vient de se briser laissant la lame plantée dans le corps de sa victime. Germaine ne bouge plus. Des habitants du quartier surviennent et immobilisent le meurtrier le temps que la police arrive.

Le procès de Marcel Carré, le porcelainier de Villedieu-sur-Indre, s’ouvre devant la cour d’assises de l’Indre le 20 mars 1933. Deux heures avant le début de l’audience, plus de 1500 personnes stationnent devant la porte close, en haut des marches du grand escalier. Visage ovale, la figure toute rasée, les cheveux noirs séparés par une raie impeccable, Marcel Carré, vêtu d’un complet bleu, chemise bleu claire, s’installe presque avec aisance dans le box qui lui est réservé. A 23h, les débats sont déclarés clos. Les jurés se retirent pour délibérer. Une heure plus tard, le chef du jury donne la lecture du verdict : Marcel Carré est déclaré coupable d’assassinat, sans préméditation. L’accusé bénéficie des circonstances atténuantes. La cour et le jury condamnent Marcel Carré à cinq ans de travaux forcés et dix ans d’interdiction de séjour.

Source : Le Progrès de l’Indre
Illustrations : Marcel Carré, Maître Périchon, son avocat et l'accusé lors de son procès (Le Progrès de l'Indre)